
Vulgarisation Scientifique
Mise en contexte
Quel est le lien entre un satellite en orbite à une altitude de 600 km et des centaines de ruches géoréférencées dans un champ ?
La réponse : l’apiculture de précision. Les agriculteurs canadiens peuvent aujourd’hui compter sur des technologies satellitaires de pointe pour soutenir une agriculture durable.
Le 12 juin 2019, l’Agence spatiale canadienne (ASC) mettait en orbite les trois satellites de la mission RADARSAT Constellation, en collaboration avec le leader commercial en aérospatiale SpaceX. Un lanceur Falcon 9 transportait ces trois satellites identiques, formant aujourd’hui la nouvelle génération de satellites canadiens d’observation de la Terre.
L’enjeu de souveraineté alimentaire au Canada est crucial, et l’apiculture représente un secteur clé de cette équation. Son rôle : assurer une pollinisation optimale par les abeilles, essentielle à des récoltes abondantes, diversifiées et de qualité.
L’industrie apicole canadienne, en accord avec le Conseil canadien du miel (CCM), s’entend pour dire que l’avenir du secteur bioalimentaire passe par une harmonisation des pratiques et des standards de qualité à l’échelle pancanadienne.

L’entreprise et sa mission éducative
L’entreprise comporte un volet éducatif consacré à la vulgarisation de l’apiculture scientifique.
Une première parution fut publiée dans la revue Géomatique, volume 41, numéro 3 (automne 2014), portant sur le projet d’apiculture de précision.
En 2016, son fondateur Simon Lamarre-Sauriol participa au festival EURÊKA ! (Centre des sciences de Montréal), sous l’autorisation de la directrice de l’époque, la très honorable Julie Payette.
Le thème présenté : LES ABEILLES : C’EST MAGNÉTIQUE !
Cette présentation ludique explorait l’interaction entre la météo spatiale, le champ électromagnétique terrestre et l’activité des abeilles. Le prototype de ruche en composite y fut également exposé.
Pendant ses dix années comme locataire à l’INRS, l’entreprise a mis en place un économusée de l’abeille.
Depuis son installation sur le campus de l’INRS, un travail méthodique et soutenu a été réalisé au fil des saisons pour aménager un sentier boisé sécuritaire à travers la forêt Armand-Frappier, permettant aux visiteurs de découvrir le patrimoine archéologique du site.
En développement : le Module spatial apicole
Un chantier est actuellement en cours sur le terrain de la Ville de Laval, au Parc en Innovation Agricole de Laval (PIAL), pour la création d’un Module spatial apicole.
Cette infrastructure de vulgarisation intégrera plusieurs éléments interactifs :
• de la littérature scientifique provenant du CRAAQ,
• des ordinateurs et tablettes électroniques,
• des pièces pyrotechniques,
• des éclairages LED expérimentaux à recette spectrale brevetée,
• ainsi que des projecteurs grand format.
Le site est à ce jour dédié au conditionnement de la cire d’abeille, avec pour objectif de séparer les cadres de plastique de la vieille cire, puis rediriger le plastique vers un centre de recyclage.
La cire, quant à elle, sera valorisée en bioénergie.


Engagement éducatif et partenariats
Unité d’Intervention Hexagone fournit depuis plusieurs années du miel, de la cire d’abeille et des abeilles conservées spécialement pour la vulgarisation et l’observation, notamment au Musée Armand-Frappier, à l’aide de microscopes scientifiques destinés aux jeunes publics.
U.I. Hexagone entretient également des liens avec le Cosmodome, dans le cadre de son approche holistique de la science apicole.
Elle souhaite mettre de l’avant son projet phare de vulgarisation scientifique : le Programme spatial apicole canadien.
Ce projet consiste à créer une mission spéciale visant la mise au point et l’envoi d’une mini-ruche aux dimensions d’un CubeSat, fabriquée en matériaux composites, équipée de capteurs spécialisés et conçue pour s’arrimer à la serre à bord de la Station spatiale internationale (ISS).
L’objectif : développer une technique optimale de pollinisation en apesanteur (zéro G), applicable également sur la future base lunaire permanente.
Vision et inspiration
Comme le démontre le document d’idéation réalisé par Creaform, l’entreprise promeut une vision de l’apiculture inspirée des standards de l’aérospatial.
Dans cette perspective, elle souhaite développer un indicateur de gravité zéro (Zéro G) en forme d’abeille, qui pourrait être utilisé par les astronautes lors de leurs missions spatiales.
L’objectif serait de ramener une ruche à bord de l’ISS pour mener des expériences scientifiques inédites.
Plus précisément, l’entreprise aspire à créer un avatar robotisé miniature, une abeille artificielle qui capterait l’imagination du public, favoriserait la sensibilisation à l’éducation scientifique et encouragerait les jeunes à s’intéresser aux domaines STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques).



